Ça roule pour Véminardi

CLICANOO.COM | Publié le 29 avril 2008

Finaliste du premier Pro-junior de la saison européenne ce week-end au Portugal, Medi Veminardi espère que l’année 2008 sera la sienne.

Du jamais vu ! Trois Réunionnais sur le podium d’un Pro-junior, personne n’avait même encore osé l’espérer. Adrien Toyon, Maxime Huscenot, demi-finalistes, et Médi Veminardi, finaliste (il a battu Maxime en demi-finale), ont réalisé “un truc énorme”, dixit Veminardi. Dans une houle consistante, les trois compères ont fait parler la poudre. Cette ouverture de saison en fanfare aurait même pu être encore plus exceptionnelle si Adrien Toyon n’avait pas dû affronter en tête à tête son dalon de toujours, Damien Chaudoy, en quart de finale.

Medi, quelle était l’ambiance au moment de monter sur le podium avec Adrien et Maxime ?

“C’était absolument génial. Il y avait la fête dans les rangs Réunionnais mais tous les autres surfeurs étaient également contents pour nous. En fait, si ce résultat peut paraître être une surprise vue de la Réunion, cela ne l’est pas du tout ici. Cela fait un moment que nous sommes sur le circuit Pro-junior avec Adrien, Damien et Maxime, beaucoup de gens savent ce dont nous sommes capables. Et puis, le champion d’Europe en titre, c’est quand même Romain Cloître, encore un Réunionnais.

Justement ce titre de champion d’Europe, tu y penses ?

Chaque chose en son temps. L’an passé, je n’étais pas parvenu à terminer dans le Top 6, synonyme de qualification pour les championnats du monde ASP à Narabeen. L’objectif, cette année, est d’abord de terminer dans les six premiers. Commencer par une finale, c’est génial d’autant plus que c’est le deuxième Pro-junior le plus important de la saison en terme de dotation de points. C’est le seul 3* et dans un mois à Ténérife aux Canaries, c’est tout simplement le plus important puisque ce sera un 4*. Il ne faudra pas se louper.

Es-tu surpris par ton résultat ?

Oui et non. Non, parce qu’il y a un mois, j’ai terminé cinquième d’un Pro-junior en Afrique du Sud. Je me sens vraiment bien en ce moment. Et oui, pour deux raisons. D’abord, parce qu’avant le début de la compétition je me suis fait une entorse à un gros doigt de pied et au niveau des appuis, c’était pas vraiment ça. Ensuite, parce que quand on part sur une compétition, on ne pense pas tout de suite aller en finale, mais plutôt à prendre les séries les unes après les autres. Est-ce parce que pour une fois il y avait vraiment une grosse houle (2m, 2m5 les deux premiers jours) sur un Pro-junior, qu’Adrien, Maxime, Damien et toi êtes allés aussi loin dans le tableau ?

C’est vrai que les Pro-juniors se déroulent souvent dans des vagues de cinquante centimètres à un mètre mais, moi justement, c’est dans ces conditions que je me sens bien. D’ailleurs les quarts, les demies et la finale se sont déroulés dans des vagues d’1m-1m50. Les premiers tours ont certainement permis à Adrien et Damien de faire le plein de confiance car eux aiment bien quand c’est gros.

On te sent beaucoup moins stressé que l’an passé ?

Ouh la la, ça, c’est sûr ! Cette année, y a tout qui va bien. En Afrique du Sud, j’ai récupéré de super-planches avec lesquelles je me sens vraiment très à l’aise. Surfer avec un tel matériel, c’est que du bonheur et mine de rien on peut dire que cela joue aussi sur le mental. Je suis mieux dans ma tête et donc mieux dans mon surf, j’espère que cela va durer.

Dans trois semaines débutent les championnats du monde ISA à Hossegor, tu penses avoir ta place au sein de l’équipe de France ?

Les épreuves de sélections débutent dans quelques jours et j’ai toujours mal au pied. J’attends d’abord l’avis des médecins pour savoir si je peux aller surfer. Le week-end dernier, ils étaient contre le fait que j’aille à l’eau et je suis allé en finale. Là, on va voir. Je ne veux pas me tromper d’objectif. Moi, c’est à Narabeen que je veux aller et pour cela je dois être en forme le 4 juin aux Canaries

Entretien réalisé par F.L